13 de nos conseillers communaux ont préparé une interpellation pour le conseil communal du 24 mars 2026, où ils voulaient aborder les questions suivantes, pour une réponse par la municipalité actuelle. L’original de l’interpellation peut être consultée ici.
Un manque de place à la rentrée ?
Autant la Municipalité de Saint-Cergue, ainsi que l’ESPSGE nous ont fait comprendre à plusieurs reprises qu’il y aurait un manque de place à la rentrée 2026, du coup il était impératif de déplacer les 5-6P à l’école du Bix pour que les 1-4P puissent reprendre les classes libérées par ce transfert.
Vu le retard des travaux, ainsi que l’annonce de l’EPSGE/ AISGE nous informant que les enfants seraient déplacés (au plus tôt) en cours d’année scolaire au Bix, nous nous inquiétions d’un éventuel manque de place pour les 1-4P à Saint-Cergue (sujet déjà évoqué lors de la séance d’information du 27 janvier 2026).
Où iront-ils à l’école en attendant ?
En sachant qu’une des solutions habituellement retenues pour compenser une augmentation dynamique des places est la pose de bâtiments modulaires, nous voulions interroger la Municipalité pour savoir si elle avait déjà fait une demande pour en réserver (nous nous doutons que cela ne peut pas être fait du jour au lendemain) ou avait d’autres plans pour gérer ce manque.
Avons-nous encore la place au village pour des infrastructures scolaires ?
Dernièrement, beaucoup de terrains en zone d’affectation au public sont visées par des plans de renouvellement (p.ex. réfection des terrains de sports, etc..). Ce sont le seul type de zone où il est possible de construire des écoles. Il paraissait donc nécessaire de demander si la Municipalité avait prévu un moratoire pour protéger ces zones au cas où il était nécessaire d’étudier une future construction scolaire.
Les Réponses :
Plus de 20 conseillers ont soutenu cette interpellation et la municipalité a choisi de s’exprimer en directe sur la base d’une présentation qu’elle avait préalablement préparée.
La municipalité à référé quasiment toutes les questions à une réponse donnée le 2 mai 2023 pour des questions similaires, par la préfète Mme Chantal Turin. Dans cette réponse, Mme Turin renvoi toutes les responsabilités de planification scolaire et de construction scolaires à l’AISGE.
Pour Monsieur Ménard (Syndic de Saint-Cergue et membre du CoDir de l’AISGE), tant que l’AISGE et l’EPSGE ne lui ont pas informé d’une augmentation du nombre des élèves, ils ne peuvent pas planifier une augmentation des nombres de salles de classe, et donc ne peuvent pas prendre une action. Nous notons que Monsieur Ménard est membre du Codir de l’AISGE….
Pour la construction de nouveaux bâtiments scolaires (mêmes modulables), la même réponse est donnée – c’est sous la responsabilité de l’AISGE de définir leur besoin en bâtiments. Il spécifie qu’il n’y a pas d’éléments permettant d’envisager la construction de bâtiments additionnels sur le territoire.
Aucun moratoire n’est donc envisagé pour l’instant vu que cela serait lié à la demande de nouvelles constructions demandées par l’AISGE. Il semblerait qu’une nouvelle étude MicroGis a été faite sur les capacités scolaires et une décision liée aux besoins identifiés par l’EPSGE appartiendrait au comité de direction de l’AISGE (ndlr: M. Ménard et Mme Legrand-Germanier en font partie).
Notre avis :
Premièrement nous sommes déçus qu’un sujet aussi important semble avoir été pris à la légère. Il ne reste plus que 4 mois avant la rentrée, et, si la municipalité (en son rôle de CoDir) n’a pas encore réservé des bâtiments temporaires ou étudié comment gérer un manque de place, cela risque de se faire aux dépens d’un accueil de qualité à la rentrée.
De plus, autant l’EPSGE et la Municipalité ont, par le passé, mentionné un manque de place à Saint-Cergue comme raison d’envoyer les 5 et 6P au Bix.
Pour information, nous avons demandé à l’EPSGE de nous fournir la quantité de classes et d’élèves dans chaque classe pour nos communes, ainsi de quel village viennent les enfants pour nous donner une meilleure idée de l’ampleur du problème. Nous venons de recevoir une première réponse à se sujet et allons l’étudier en plus de détails. Nous sommes reconnaissants que nos conseillers ont soutenu l’interpellation – par plus d’une 20 aine de conseillers (5 suffisaient pour que cela soit poussé à la municipalité).